Poésie: La nuit
La Nuit
Tu te penches chaque jour sur le Monde
Que tu enlaces jusqu’à entendre
Les battements sourds de son cœur
Mais tu t’aperçois qu’au fil des ans
Il change
Et devient, à ta beauté,
Indifférent
Tu as beau orner ta cape de velours
De riches étoiles d’argent,
Dessinant dans le ciel
Des constellations superbes
Tu n’attires plus comme jadis le regard des Hommes
Qui, avec passion ,se levaient pour Toi
Et te contemplaient durant des heures avec passion.
Le progrès à fait depuis, diversion.
La nuit
Lentement tu étreins toujours
les landes désertes
Couvertes de bruyères
les ajoncs piquants qui protègent ses fleurs d’or
les chênes devenus rabougris
A cause de morsure implacable
Du sable, du vent et du sel
Et qui ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes,
Ou encore sur l’écorce rougeâtre
Et craquelée des pins
Qui s’offrent chaque soir à tes douces caresses,
Et dont leur sang, ces perles d’ambres
S’écoulent en scintillant
Sous les rayons diaphanes d’Ophélie.
Quand aux oiseaux de nuit
Ils t'attendent avec impatience sachant qu’avec Toi
La nuit
Ils vont une fois de plus vivre leur vie
