Poésie: le Bassin d'Arcachon
Le Bassin d'Arcachon
C’était la fin d’un jour d’été
Un jour chaud, étouffant
Ou le moindre mouvement
Avait été épuisant
Dans cette moiteur,
Assise sur la plage
je regardais le soleil se coucher.
Spectacle dont je ne pouvait et ne peux me lasser
Chaque soir avant de disparaitre
Dans un immuable mouvement
Il embrassait le phare du Cap Ferret
Étendant dans le ciel encore bleuté
Une multitude d’écharpes colorées.
Elles se reflétaient sur la crête des vagues
Donnant l’impression au rêveur
De transformer l’océan
En un brasier incandescent
Quand l’horizon fut esseulé,
Que l’astre incandescent
Eut complètement disparu
Les vagues se mirent à jouer.
Elles s’élevèrent de quelques centimètres
Se poursuivant en roulant
Prenant au Banc d’Arguin et du Chien
Un peu de sable blanc,
Vinrent chatouiller les pieds de la dune,
Puis repartirent en riant
Sur un pieu immergé un cormoran
Étendit ses ailes noires et regardât lui aussi vers l'horizon
Le vent saisissant les cris des mouettes,
L’emporta, le dispersa entre les pins,
Les sortant ainsi de la torpeur
Dans laquelle ils s’étaient plongés
Déjà haute dans le ciel la Belle Ophélie,
Avait revêtu son premier quartier….
Je n’avais pas vu le temps passé
Il était temps de renter.
